22.10.2007

points de suite

en raison d'un service calamiteux que m'offre HAUTETFORT et à la suite de la perte d'un long et beau texte que hautetfort ne m'a pas enregistré et que j 'ai donc PERDU!!!!!!!!!  je  grrrrrrrrrrrrrrrrrr et je migre sur
http://mots-alaligne.blogspot.com en attendant de me faire mon propre blog via wordpresss

mes trois autres blogs sont déja chez blogspot

http://aloredelam-poesie.blogspot.com>

http://aloredelam.blogspot.com>

http://aitaren.blogspot.com

la porte ouverte comme en mon vieil atelier aux effluves de café sent bon le bois qui brûle au poële et la voix d'ours douce effile les mots en berceuse , gage de paix dans ce monde  ou seules les collines vertes aux douceurs d'érables offre le vin chaud d'une vie qui tende les bras ,

A DIOS donc ...  

12.10.2007

l'entre de la grande ourse

L'écrire comme un souffle que l'homme expulse pour respirer, sortir de son isolement et retrouver soi, la parole, dans ce sens salvatrice, explore le vide du sens et habite, comme un écho, incertain mais vital pour aller de soi à soi et en cheminant, arrimer l'autre, mais comme un autre soi ou comme un autre de soi à soi en chemin , en halte de parcours en rebond capté, réverbèré, refletté, renvoyé comme d'une paume,  flanc de cette main qui rencontre et projette en retour,

Le bond de force que le corps imprime,

J'y vois comme ce champs de pelote au front du fronton, ce miroir en dur des pentes des vallées, ces pierres entassées en art où le soi à soi résonne en construction savante, solide, reconnues et reconnaissantes; le soi se joue en parole au mur du lien, serait ce cela que l'on met au jeu de ses muscles bandés, à la limite de la douleur, du défi.

Mais ce râle de reconnaissance comme un écho de montagnes en montagne, de troupeaux en troupeau , course des pistes ouvertes au flanc des estives, au vertige transhumant, dessin comme un profil ou voir accepte de renvoyer.

Qui de la balle ou des blocs de pierres imprime le mouvement, est ce cette urgence à dire, bam vlam ,   

Ce jeu comme un équilibre de paix qui m'en rappelle un autre , celui de mes pas rivés aux points de lumière qui tissent une toile, relient les fils des étoiles aux crocs de la terre, en chemin, à parcourir dans le noir , si sûr que jamais lueur du jour , claire cet Orion et congénères me parlent cette langue immuable que je ressasse aux accroches de mes pieds;

Fixation des neurones en écarts d'étoiles.

Ce libre écart comme un vent ramène au rivage, cette grande ourse en ligne inflexible des pas aux accroches du monde rythme le sentier. ce libre rebond qu'impulse la paume ou le cannelage en réponse à l'entretas de pierres carrées, mégalythiques,  comme les rochers, bornes des chemins,  ce vouloir-balle  comme une parole au rebond de soi;

Le filin deviendrait ligottement de l'être et ne servirait plus qu'à errer l'allant du sentier dans un maillage étroit, filet en piège à ours.

28.09.2007

ours à la ligne

Patou et l'ours,03e8c68726e7cde5a31804bd4bfc2312.jpg

face à face millénaire dans les alpages et les estives 
 le fromage en pîs à l'abris des coups de crocs
les paquerettes à l'ombre pyrenéenne
crocs en jambes
les deux boules de poils se hérissent
s'affrontent au recul millénaire
arriment la sagesse animale
aux strates réitérante du temps

4fa321fb58882177c096774f73988443.jpg

 

 

 

 

 

 

photo © bdm.typepad.com

lectures en cours "une histoire de l'ours: histoire d'un roi déchu", Michel Pastoureau,

la remarque de l'ours, Anne de Stael (pas lu mais prévu)

et tant d'autres livres ...

(à suivre ...., mais la photo est belle et nous ramène ce bel imaginaire)

10.07.2007

grèce

L'odyssée

Au retour d'un voyage à travers la Grèce et les iles , enveloppé encore des vapeurs de lauriers, tout à la douceur de demeurer dans l'ile aux ruelles étroites, gravissant les montagnes comme une chèvre, les pieds dans l'émeraude paradisiaque, je me repait de la rudesse jouissive au sel marin d'une kémia de seiches, de ma table d'amitié je vois les pècheurs préparer les boutres aux filets et aux voiles , méditerranée l'euphorie me gagne et je voudrai vivre toujours comme ça ;

Est-ce l'orient dans la partie de cette ville au dauphin , est-ce de sentir la terre si fort quand l'eau m'environne , est ce de toucher à la mythologie de Sigri,

cette peinture est comme un songe de retour que je ferai beaucoup plus tard,

à l'atelier , je peints cette toile que mon ami Maya , dans sa clairvoyance voudrai pour couverture de son livre "lettre à ma terre" , jamais publié , je crois …

l'atelier, ces jours là résonnait du rêve d'un retour au goùt pistache,

les yeux fermés, sommeil en ancre bleu, le périple au détour safran m'enlaçait à la braise de l'horizon,

j'ai toujours nourri une fascination pour le personnage d'Ulysse , mon prof de grec au nez joyeux me faisait revivre Nausicaa avec un réalisme savoureux et olfactif, l'adolescent que j'étais rêvait de se retrouver allongé sans connaissance ( héllénique , j'ai bien réussi à tout oublier!) sur une plage ondée de soleil avec à ses pieds Nausicaa en voilure blanche sentant bon l'huile d'olive et entourée du caquètement subtil et incrédule de ses suivantes , la lumière solaire et les terrifiantes circé et autres apparitions du merveilleux continuent de me hanter , la méditerranée toute entière se joint de rive à rive , d'exploration en errance , de mystères en élucidation , de ruse en sagesse noire ,